Voitures et environnement: le futur
La voiture, malgré son aspect pratique et ludique, est aujourd’hui considérée comme un des vecteurs de pollution des plus importants. On considère qu’environs 18% des gaz à effet de serre sont issus du trafic routier. Dans ses conditions, nombreux sont ceux qui pensent qu’il faut complétement revoir le rapport voitures et environnement. Cette tendance associé à la crise et à une augmentation du prix de l’essence confirme le grand public dans l’idée de trouver des véhicules moins gourmands en carburant voire même totalement propres.
Au cours de ses dernières décennies, de nombreux efforts ont été effectué dans le but de minimiser l’impact environnemental de l’industrie automobile. De cette notion de voitures et environnement a découlé les premières mesures qui ont débuté dans le courant des années 1980 avec l’apparition de l’essence sans plomb. Toutes les voitures construites depuis 1986 peuvent utiliser ce type d’essence qui a largement contribué à une amélioration de la qualité de l’air.
Cette mesure a été complétée avec la mise en place des pots catalytiques qui équipent bon nombre de voitures depuis les années 90.
Les constructeurs et producteurs de produits pétroliers à destination de l’automobile ne cesse aujourd’hui de trouver de nouvelles parades pour contribuer à améliorer notre environnement. Cela passe par la création de nouvelles essences moins toxiques telles que l’éthanol considéré comme biocarburant alliant voiture et environnement. La France a lancé ce nouveau produit sur le marché en 2006 et près de 100 pompes fournissent ce type de carburant actuellement. Honda, Saab, Volvo et Ford ont chacun lancé des véhicules pouvant rouler aux différents types d’essences disponibles sur le marché.
Ces efforts ont été largement payants puisque les voitures construites aujourd’hui rejettent beaucoup moins de polluants qu’il y a quelques années, époque révolu pendant laquelle voiture et environnement étaient diamétralement opposés. Malgré ces progrès notables, les émissions de CO2 restent préoccupantes. En effet, malgré la baisse des rejets par les voitures, l’augmentation du trafic routier a fait augmenter les émissions de ces polluants dans l’atmosphère.
Afin que la voiture de demain soit donc plus propre, les constructeurs travaillent à de nouveau projet notamment de voitures électriques, à piles combustibles ou fonctionnant à l’hydrogène.
Les voitures utilisant les technologies hybrides, c’est à dire carburant classique et électricité sont d’ores et déjà disponibles sur de nombreux marchés. C’est le cas par exemple de la Toyota Prius, première voiture hybride construite de série qui permet de concilier voiture et environnement. La marque de luxe Lexus propose également deux véhicules qui bien que performants restent toutefois très chers. Pour rouler avec un véhicule hybride, il faut pouvoir investir environs 25 000 euros dans son véhicule.
L’offre de voiture roulant totalement à l’électricité est actuellement restreinte. Le principal enjeu du succès de ce type de voiture tient principalement à l’autonomie de la batterie elle même qui actuellement ne permet pas de réaliser de longs voyages et au temps de chargement de celles-ci. Des constructeurs essayent de trouver des parades à ce problème en mettant en place des systèmes d’échange de batterie minute disponible sur tout le territoire. Pour beaucoup, cette solution technologique reste et de loin celle de l’avenir puisqu’elle fournit zéro émission de dioxyde de carbone et autres polluants.
D’autres constructeurs misent sur la pile à combustible ou sur les voitures utilisant la combustion de l’hydrogène. Il n’existe à ce jour aucun véhicule produit en série utilisant cette technologie mais tous les grands voituriers du monde ont lancé de nombreuses expérimentations qui devraient conduire à des voitures commercialisées au grand public dans les années à venir. Le cas de future Tata à air comprimé est exemplaire pour ce mariage entre voitures et environnement. Cette voiture à mono-énergie créé par un français et construire par le géant indien de l’automobile utilise l’air qui l’entoure pour rouler, ne rejette aucun polluant et contribue même à améliorer l’atmosphère car l’air utilisé pour la faire rouler est filtrée avant d’être rejettée !
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